Investir par tous temps

La recherche de rendements positifs, quelles que soient les conditions des marchés. 
Ruffer propose des services de gestion pour les institutions, les fonds de pension, les organismes caritatifs, les conseillers financiers et les investisseurs particuliers.
Lieu de sélection
Europe
Type d’investisseur
Investisseurs particuliers
Institutionnel
Paris
Ruffer S.A.
103 boulevard Haussmann
75008 Paris
Londres
Ruffer LLP
80 Victoria Street
London SW1E 5JL
New York
Ruffer LLC
300 Park Avenue
New York NY 10022

Le beurre et l’argent du beurre

Vous ne pouvez pas espérer avoir un atterrissage en douceur et un pivot de la Fed
Steve Russell
Directeur

Après une année 2022 morose, les marchés démarrent 2023 en trombe avec les actions chinoises et européennes en tête – le FTSE 100 est proche de son plus haut historique et même certains des « perdants » les plus notables de la liquidation de l’année dernière bénéficient d’un fort rebond (Bitcoin +39% et Peloton +59% jusqu’à présent en janvier).

Derrière cette reprise se cache la conviction croissante que nous pourrions connaître un « atterrissage en douceur ». Ainsi, la récession si largement prédite pour 2023 pourrait être évitée ou du moins retardée. Cette hypothèse est susceptible de se réaliser. Il faudra du temps pour que la hausse des taux d’intérêt ait un impact sur la croissance économique et la réouverture de la Chine joue un rôle important dans ce nouvel élan d’optimisme.

Il semble toutefois que les investisseurs espèrent obtenir le beurre et l’argent du beurre : le beurre d’une croissance plus forte, l’argent de ce beurre via des baisses de taux d’intérêt en 2023. Les marchés prévoient en effet actuellement que les taux d’intérêt seront plus bas dans 12 mois.

Fait crucial, comme le montre le graphique ci-dessus, les investisseurs ne croient pas ce que la Réserve fédérale (Fed) ne cesse de leur dire.

Le président Jerome Powell et les autres membres de la Fed cherchent désespérément à restaurer une partie de la crédibilité perdue lorsque l’inflation s’est avérée ne pas être transitoire en 2022. Ce qui explique leurs déclarations répétées soulignant la nécessité d’éviter les erreurs des années 1970 et de ne pas relâcher trop rapidement la bride. Si une récession est évitée, à quelle vitesse la Fed, si soucieuse de ne pas laisser sortir le génie de l’inflation de la lampe, peut-elle raisonnablement faire marche arrière ?

N’est-ce pas là un cas de dissonance cognitive – croire en plusieurs idées contradictoires en même temps ? Plus l’économie est forte, plus l’inflation est susceptible de résister et moins la Fed est susceptible de réduire les taux. Toutefois, les marchés boursiers supposent maintenant une trinité d’événements presque impossible : une meilleure croissance et pas de récession, une baisse rapide de l’inflation et une réduction des taux d’intérêt d’ici la fin de l’année.

Nous pensons que le graphique ci-dessus illustre la question déterminante de l’année 2023. Qui aura raison, la Fed ou les marchés ? Cela ne peut pas être les deux. On ne peut espérer des bénéfices d’entreprises solides et une inflation à 2 %, on ne peut croire en la réouverture de la Chine et en même temps à des prix modérés de l’énergie, et plus assurément encore, on ne peut espérer « en même temps » un atterrissage en douceur et un fort pivot de la Fed.

Malgré leur bon départ, nous pensons que les marchés ne sont pas encore sortis de l’auberge. Le rebond du début de l’année 2023 n’immunise pas du besoin de protection dans les portefeuilles, bien au contraire. On a souvent vu des marchés se tromper du tout au tout : il y a tout juste un an, ils ne prévoyaient que 80 points de base de hausse des taux en 2022 – contre 400 points de base finalement réalisés aux États-Unis. L’approche de Ruffer en matière de préservation du capital a fourni un rare refuge aux investisseurs l’année dernière, et nous pensons que la forte envolée des actions cette année augmente les chances qu’elle s’avère tout aussi essentielle en 2023.

Les choix qui ont permis de préserver le capital en 2022
David Moos revient sur les décisions qui ont permis à Ruffer de se maintenir en territoire positif en 2022. Comme le dit Henry Maxey, CIO de Ruffer : « bien gérer nécessite d’avoir le courage de faire parfois des choix très différents ».
Lire
Le retour du dragon
Janvier 2023 : Jamie Dannhauser examine les effets de la réouverture de la Chine sur l’économie mondiale. Si le chaos apparaît sur le marché du travail chinois, il est peu probable que ce soit une bonne nouvelle pour les marchés d’actifs. Les optimistes s’attendent à un puissant rebond de la croissance, mais cela pourrait-il rallumer les flammes de l’inflation ?
Lire

Source : Refinitiv, Federal Reserve, FactSet

Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas destinées à constituer une offre ou une sollicitation pour l’achat ou la vente de tout investissement ou instrument financier, y compris les fonds Ruffer. Les informations contenues dans l’article sont basées sur des faits et ne constituent pas une recherche en investissement, un conseil en investissement ou une recommandation personnelle, et ne doivent pas être utilisées comme base pour toute décision d’investissement. Ce document ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière de tout investisseur potentiel. Ce document reflète uniquement les opinions de Ruffer à la date de publication, les opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer ne peut être tenue responsable des opinions proposées. Lire l’intégralité de la clause de non-responsabilité. Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. Plus d’informations

NOS ANALYSES
De la préservation du pouvoir d’achat via les TIPS
Novembre 2023: Après une déroute du marché obligataire en réponse au cycle de hausse des taux le plus fort et le plus rapide depuis une génération, est-il maintenant opportun d'ajouter des obligations dans les portefeuilles ? Peut-être bien. En fait, nous voyons deux arguments convaincants. Dans ce “graphique du mois”, Duncan MacInnes, gérant de fonds, examine les arguments cycliques et structurels en faveur des obligations indexées sur l'inflation.
Une situation ubuesque
Octobre 2023 : Des dynamiques extraordinaires sont apparues sur les marchés en 2023. Aucune n'est plus surprenante que la rupture de la relation habituelle entre les rendements obligataires et les valorisations des actions - en particulier les actions des méga-capitalisations du secteur de la technologie. Jusqu'à présent, ce sont les investisseurs obligataires qui ont souffert de la hausse des rendements réels. Mais une réévaluation des marchés actions, reflétant une inflation plus tenace et des taux plus élevés pendant plus longtemps, ne serait-elle pas la tuile qui est sur le point de tomber ?
Perspective d’investissement
Notre positionnement défensif en prévision d'une liquidation sur les marchés a nui à la performance des portefeuilles depuis le début de l'année. Dans sa dernière revue trimestrielle, Jonathan Ruffer rappelle les périodes similaires de test pour la stratégie qui ont précédé des crises sur les marchés et explique pourquoi nous pensons que la liquidation n'a été que reportée, et non annulée.
TOUS LES ARTICLES
Paris
Ruffer S.A.
103 boulevard Haussmann
75008 Paris
Londres
Ruffer LLP
80 Victoria Street
London SW1E 5JL
New York
Ruffer LLC
300 Park Avenue
New York NY 10022