Investir par tous temps

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Ruffer propose des services de gestion pour les institutions, les fonds de pension, les organismes caritatifs, les conseillers financiers et les investisseurs particuliers.
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L’argent facile va, l’argent facile vient

Graphique
Hermione Davies
Directeur*

Ces cinq derniers mois, les investisseurs ont placé plus d’argent dans les fonds en actions qu’au cours des 12 années précédentes.

Cette tendance est logique, puisqu’il y a beaucoup d’argent disponible. Les banques centrales inondent en effet les marchés de liquidités et les États ont accordé des aides particulièrement généreuses pour relancer les économies frappées par la pandémie de covid-19. 

Sans oublier les comportements des ménages qui ont épargné pendant les périodes de confinement. Selon l’agence de notation Moody’s, cette épargne aurait ainsi augmenté de 4'500 milliards de dollars depuis le printemps 2020, soit l’équivalent de 6 % du produit intérieur brut mondial.

Une chose est sûre : cet argent n’est pas aujourd’hui investi dans les obligations d’État, qui viennent de connaître l’un des pires trimestres de leur histoire. En effet, pourquoi s’y intéresser encore, alors que les perspectives s’améliorent chaque jour davantage sur le marché des actions ? Les investisseurs ont bien compris que la confiance des consommateurs était revenue à des niveaux pré-pandémiques, que l’activité reprenait et  que les bénéfices des entreprises rebondissaient fortement.

Ils ont en outre parfaitement intégré que le contexte, jusqu’alors favorable aux obligations, avait changé.  La reprise économique, combinée à la poursuite des mesures de relance monétaire et budgétaire, pourrait en effet marquer la fin de la tendance de baisse des taux d’intérêt et de l'inflation depuis 40 ans.

Chez Ruffer, nous estimons que nous entrons dans un nouveau régime particulièrement désastreux pour les obligations traditionnelles. Le moment semble donc opportun pour opérer un rééquilibrage des portefeuilles en faveur des actions. Depuis avril 2009, pas moins $3tn de dollars ont été investis dans les fonds obligataires, bien plus que dans les actions, selon l’Investment Company Institute. Cette ère touche à présent à sa fin et la tendance est désormais appelée à s’inverser. 

Cependant, trois facteurs peuvent venir assombrir ces perspectives sur les marchés des actions :

1. Pour acheter au meilleur moment, les nouvelles doivent être mauvaises. Or, des informations positives parviennent tous les jours aux investisseurs, et les valorisations des entreprises ont atteint des niveaux particulièrement élevés. 

2. Les marchés ont jusqu’à présent bénéficié d’un scénario quasi idéal: beaucoup d’argent qui n’a nulle part où aller. Or, à mesure que les entreprises retrouvent leurs niveaux d’activité d’avant-crise et que les ménages se remettent à consommer, les banques centrales seront de plus en plus tentées par un resserrement de la politique monétaire. Une telle diminution des liquidités pourrait ainsi peser sur les cours des actions. 

3. Une sélection de plus en plus rigoureuse des placements s’impose, d’autant plus que le contexte n’est pas aujourd’hui favorable aux fonds indiciels. Récemment, les investisseurs ont eu tendance à délaisser les obligations pour des actions dont le profil de performance s'apparente à une obligation. Ces titres, notamment les entreprises technologiques ou les sociétés de croissance à long terme, bénéficient de la baisse des taux d’actualisation de leurs bénéfices futures. La forte reprise et les pressions sur les prix que nous anticipons limitent donc l’attrait pour ces actions de type obligataire. 

Nous restons cependant convaincus qu’il existe de nombreuses opportunités au sein des marchés actions. Après une telle période d’euphorie, il s’agit simplement de prendre certaines précautions. C’est pourquoi nous avons réduit notre exposition globale en nous concentrant sur les valeurs qui peuvent tirer leur épingle du jeu dans un contexte de plus en plus favorable à une hausse des taux d’intérêt.  

Comme les obligations ne constituent plus une sécurité face à la volatilité des actions, les investisseurs n’ont pas d’autres choix que de trouver des alternatives. Nous avons en conséquence introduit dans nos portefeuilles davantage d'instruments non conventionnels qui offrent des protections non conventionnelles. Une solution pour garder l’esprit tranquille dans une période de forte incertitude.

Sortir de la logique d’hier
Février 2022: La volatilité croissante de l’inflation représente désormais la plus grande menace pesant sur les investisseurs pour la génération à venir. Cet environnement exige de délaisser nos habitudes et de repenser complètement la manière de construire les portefeuilles de demain.
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Quel resserrement monétaire
Janvier 2022 : Certes les liquidités sont encore aujourd’hui «ultra abondante». Les banques centrales redoublent toutefois d’efforts pour maîtriser l’inflation, ce qui signifie une vraie menace pour les investisseurs et leurs portefeuilles.
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Rappelez-moi déjà pourquoi vous détenez encore des obligations ?
Novembre 2020 : L'avenir semble désormais encore plus incertain. En temps normal, l’incertitude se traduit par une baisse du prix des actifs. Mais ce n’est pas le cas cette fois-ci. Et comme les prix de tous les actifs sont soutenus par des liquidités abondantes, nous craignons qu’un portefeuille traditionnel « diversifié » ne soit pas d’une grande protection lors de la prochaine convulsion du marché.
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* Hermione a pris sa retraite en juin 2022

Source du graphique : Stratégie d'investissement mondiale de Bank of America, EPFR Global

La performance passée ne constitue pas un indicateur fiable de la performance future. Notre approche comporte des risques de pertes en capital. Les opinions exprimées dans cet article ne constituent en aucune mesure une incitation à l’achat ou à la vente d’instruments financiers. Ces informations sont factuelles et ne constituent en aucune manière un conseil en investissement ou une recommandation personnelle et ne devraient pas être utilisées pour quelconque décision d’investissement. Ce document ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière de tout investisseur potentiel. d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Ce document reflète les opinions de Ruffer à la date de publication. Les opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer ne peut être tenu responsable des opinions proposées.

Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. Plus d’informations

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