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Rappelez-moi déjà pourquoi vous détenez encore des obligations ?

Les faibles rendements obligataires invitent à repenser la composition de votre portefeuille
Graphique
Hermione Davies
Directeur*

L’avenir n’a jamais semblé aussi incertain. Pourtant, si les périodes d’incertitude s’accompagnent habituellement d’une baisse de prix des actifs, ce n’est pas le cas aujourd’hui. En effet, ce sont les liquidités versées en abondance sur les marchés par les banques centrales qui soutiennent  actuellement ces derniers. 

Nous pouvons en conséquence craindre qu’un portefeuille traditionnel, même diversifié, ne garantisse plus une protection suffisante pour les investisseurs face à la prochaine convulsion des cours.

Nous estimons plus particulièrement que les obligations traditionnelles n’offriront ni des rendements acceptables en période de prospérité ni un placement sûr en cas de récession.

Cette situation tranche avec la tendance observée depuis 40 ans et la baisse continue des taux d’intérêt et de l’inflation amorcée en 1981.1 Pendant cette période, un investisseur combinant actions et obligations obtenait d’excellents rendements sur les deux tableaux. Mieux encore, lorsque le cours des actions chutait, les banques centrales répondaient en diminuant les taux d’intérêt, stimulant ainsi le cours des obligations.  En conséquence, les rendements ajustés du risque d’un portefeuille traditionnel contenant ces deux types d'actifs restaient particulièrement intéressants.

Or, il apparaît très peu probable que les obligations jouent à nouveau ce rôle à l’avenir, comme le montre le graphique suivant. Il présente un portefeuille composé à 40 % d’obligations et à 60 % d’actions. Pour compenser une baisse de 10% du cours des actions, les obligations d’État américaines à 10 ans devront proposer un rendement à -0,6 %. Pour les obligations britanniques, ce rendement tombe à -1,2 %. Le contexte semble donc propice à un passage des taux en territoire négatif – ce qui a d’ailleurs été évoqué par la Banque d’Angleterre récemment.2

Et encore... il s’agit là de rendements avant la prise en compte de l’inflation, dont plusieurs signaux indiquent aujourd’hui une remontée. Si, comme nous l’anticipons, l’ampleur des dépenses publiques marque le début d’une nouvelle ère inflationniste, ces rendements pourraient encore chuter. En déduisant le taux d’inflation moyen à long terme, il faudrait ainsi accepter un rendement de -4,1 % par an aux États-Unis et de -6,5 % au Royaume-Uni. Dans ces conditions, seules les obligations indexées sur l’inflation restent intéressantes.

Nous pensons que les investisseurs ne sont pas prêts à l’accepter. Les obligations ne peuvent donc plus protéger efficacement un portefeuille d’actions. Désormais, elles présentent plus de risques qu’elles n’offrent de gains potentiels.

En réaction, certains investisseurs se sont déjà tournés vers les obligations d’entreprises pour retrouver un peu plus de rendement. Cependant, ce choix a comprimé leurs primes de risque à des niveaux qui ne compensent pas la prise de risque supplémentaire liée à ce type d’investissement. Autrement dit, les obligations d’entreprise ne sécurisent pas un portefeuille diversifié, bien au contraire.

D’autres investisseurs ont opté pour l’or, qui joue un rôle de valeur refuge  en cas de perte de confiance dans la monnaie papier. Toutefois, comme on l’a notamment observé en mars dernier, les cours de l’or sont aujourd’hui soutenus par les liquidités déversées par les banques centrales. Ils pourraient donc rapidement se retourner en cas de changement dans les politiques monétaires.

Alors, si les actifs traditionnels et les portefeuilles diversifiés ne suffisent plus à sécuriser les placements, que faire ? Chez Ruffer, nous estimons que seules des protections non conventionnelles permettront d’assurer une croissance continue de nos portefeuilles, quoi qu’il arrive sur les marchés. En particulier, nos solutions pour faire face à la volatilité peuvent offrir la performance nécessaire qui compensera la prochaine chute du cours des actions. 

  1. Bloomberg
  2. BBC News, 12 octobre 2020

* Hermione a pris sa retraite de Ruffer en juin 2022

Source du graphique : Bloomberg, Morgan Stanley, analyse de Ruffer. Suppose que l’exposition aux obligations est entièrement liée à l’émission de référence à 10 ans. Données jusqu’au 13 novembre 2020

La performance passée ne constitue pas un indicateur fiable de la performance future. Notre approche comporte des risques de pertes en capital. Les opinions exprimées dans cet article ne constituent en aucune mesure une incitation à l’achat ou à la vente d’instruments financiers. Ces informations sont factuelles et ne constituent en aucune manière un conseil en investissement ou une recommandation personnelle et ne devraient pas être utilisées pour quelconque décision d’investissement. Ce document ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière de tout investisseur potentiel. d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Ce document reflète les opinions de Ruffer à la date de publication. Les opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer ne peut être tenu responsable des opinions proposées.

Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. Plus d’informations 

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