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Quel resserrement monétaire ? L’argent coule à flots !

Les conditions financières restent plus avantageuses que jamais
Graphique
Duncan MacInnes
Directeur
Le variant Omicron ne semble pas affecter la bonne santé de l'économie américaine... Les politiques monétaires accommodantes et les mesures de relance budgétaire, dans un contexte où les patrimoines nets des ménages n'ont jamais été aussi élevés, constituent en effet un cocktail détonnant !

Selon la prévision « en temps réel » de la Réserve fédérale d’Atlanta, les États-Unis ont enregistré une croissance réelle (nette d’inflation) de 7 % en rythme annuel au quatrième trimestre ; ajoutez à cela une inflation de 6 %, et vous obtenez un taux de croissance nominale de 13 %.1 L’Europe et le Royaume-Uni connaissent en outre la même tendance. Du jamais vu depuis 50 ans.

Certes, les hausses de prix enregistrées dans l’énergie et le logement, en passant par les salaires, les matières premières et les denrées alimentaires, inquiètent. Pour faire court, des masses de liquidités à dépenser courent après des biens de plus en plus rares selon l’expression consacrée...

Dès lors se pose la question du resserrement de la politique monétaire. En effet, pour citer l’ancien président de la Réserve fédérale, William McChesney Martin, « le rôle de la Fed est de retirer le bol de punch quand la fête bat encore son plein ».2

Et il est temps de jouer les trouble-fêtes.

Le graphique du mois retrace l’évolution de l’indice Goldman Sachs des conditions financières aux États-Unis, un indicateur composite qui comprend non seulement les taux d’intérêt mais aussi les valorisations des actions, les coûts d’emprunt et les taux de change. C’est un indicateur plus large que le simple niveau des taux d’intérêt qui permet de cerner si les conditions de financement et d’expansion des entreprises sont faciles ou au contraire difficiles. Son niveau actuel reflète une situation sans équivoque : le cocktail ne se compose quasiment que de vodka, avec une simple goutte de jus de tomate…

Ces dernières années, l’abondance de liquidités sur les marchés et les multiples plans de relance ont contribué à gonfler les prix des actifs. Si bien que, pour la première fois depuis au moins dix ans, les banquiers centraux commencent à admettre qu’ils sont en retard sur l’économie. Dans ce contexte, les décideurs politiques les exhortent de plus en plus à agir.

En 2022, il est donc probable que les taux d’intérêt et les rendements obligataires repartent à la hausse, que les politiques monétaires se resserrent et que le stimulus budgétaire s’amenuise.

Cependant, les banquiers centraux veilleront à ne pas briser la dynamique. Concrètement, la réduction des achats d’actifs signifie moins de stimulus plutôt qu’un fort resserrement. Les taux d’intérêt resteront sans doute négatifs en termes réels et proches de leurs plus bas niveaux depuis plusieurs siècles. Mais les prix sont fixés à la marge – les marchés réagissent autant aux flux qu’aux stocks – et les conditions financières vont se resserrer.

Pour résumer, les responsables des politiques monétaires sont aujourd’hui confrontés à un dilemme : une maîtrise de l’inflation qui ne casse pas la croissance implique de revenir sur les conditions qui ont été si bénéfiques aux marchés boursiers. Autrement dit, plus l’économie est forte, plus les marchés financiers semblent vulnérables. Ce dont l’économie réelle a besoin, les marchés financiers ne peuvent le gérer.

Quid pour les portefeuilles ? Il s’agit d’abord d’éviter les investissements dans les actifs qui ont le plus bénéficié jusqu’à présent de l’abondance de liquidités, à l’image des « licornes » qui ne génèrent aucun profit et d’entreprises qui ont accumulé une pile vertigineuse de dette. Au contraire, certains secteurs, comme celui de l’énergie par exemple, devraient profiter pleinement du fort rebond de l’activité. De même, surveillez les valeurs bancaires européennes et britanniques qui devraient bénéficier de la hausse des taux d’intérêt. C’est aujourd’hui, couplée a une couverture de notre sensibilité aux taux, le positionnement que nous adoptons.

Un investissement s’avère particulièrement judicieux lorsque tout le monde s’y intéresse... après vous. Or, le fossé de valorisation entre ces actifs suggère que la plupart des acteurs du marché ne sont pas d’accord avec nous. Quoi de plus est plus qu’enthousiasmant ? 

Performances environnementales
Août 2021 : S’engager auprès des entreprises pour améliorer leurs politiques climatiques est non seulement bénéfique à l’environnement mais également aux investisseurs. Hermione Davies explique comment notre engagement avec ArcelorMittal a conduit à des résultats très significatifs.
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  1. Federal Reserve Bank of Atlanta 
  2. Federal Reserve Bank of St Louis 

Source du graphique : Goldman Sachs, données jusqu’au 30 novembre 2021

La performance passée ne constitue pas un indicateur fiable de la performance future. Notre approche comporte des risques de pertes en capital. Les opinions exprimées dans cet article ne constituent en aucune mesure une incitation à l’achat ou à la vente d’instruments financiers. Ces informations sont factuelles et ne constituent en aucune manière un conseil en investissement ou une recommandation personnelle et ne devraient pas être utilisées pour quelconque décision d’investissement. Ce document ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière de tout investisseur potentiel. d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Ce document reflète les opinions de Ruffer à la date de publication. Les opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer ne peut être tenu responsable des opinions proposées.

Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. Plus d’informations 

NOS ANALYSES
Des raisons d’être craintifs, 3ème partie*
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Le dernier domino à tomber ?
Septembre 2022 : jusqu'à présent, la Banque du Japon (BoJ) s'en tient résolument à sa politique de taux d'intérêt négatifs et de contrôle de la courbe des taux (Yield Curve Control), malgré le virage spectaculaire vers le resserrement monétaire (positionnement hawkish) de la Réserve fédérale américaine (la Fed) et, plus récemment, la chute du yen. La BoJ serait-elle sur le point de changer de cap ?
Rapport d’investissement responsable
(en anglais) Dans le rapport sur l’investissement responsable de ce trimestre, nous réfléchissons à l’engagement de Ruffer avec l’initiative du CDP visant à améliorer la collecte et la divulgation des données liées au carbone par les entreprises. Nous fournissons également une mise à jour sur nos dernières activités d’intendance.
Tout nu dans l’océan
Juillet 2022 : Il est difficile de surestimer à quel point les liquidités gratuiites et illimitées des banques centrales ont remodelé le système financier. Alors que les banquiers centraux s’extraient du terrier monétaire dans lequel ils se sont enfoncés, les dommages causés aux portefeuilles traditionnels risquent d’être considérables. Ce resserrement de la politique monétaire s’explique par le retour de l’inflation, qui s’est fait sentir.
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Février 2022: La volatilité croissante de l’inflation représente désormais la plus grande menace pesant sur les investisseurs pour la génération à venir. Cet environnement exige de délaisser nos habitudes et de repenser complètement la manière de construire les portefeuilles de demain.
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