BIENVENUE CHEZ RUFFER

Investir par tous temps

La recherche de rendements positifs, quelles que soient les conditions des marchés. 
Ruffer propose des services de gestion pour les institutions, les fonds de pension, les organismes caritatifs, les conseillers financiers et les investisseurs particuliers.
Votre emplacement
Lieu de sélection
Type de visiteur
Type d’investisseur
Type d’investisseur
Paris
Ruffer S.A.
103 boulevard Haussmann
75008 Paris
Londres
Ruffer LLP
80 Victoria Street
London SW1E 5JL
New York
Ruffer LLC
300 Park Avenue
New York NY 10022
Édimbourg
Ruffer LLP
31 Charlotte Square
Edinburgh EH2 4ET

Le prix de la popularité

À l’approche du scrutin de mi-mandat, Trump peut-il relever le moral des ménages sans ébranler les marches ?

Jasmine Yeo
Manager

Les électeurs pardonnent rarement aux gouvernements sous le mandat desquels leur pouvoir d’achat s’érode. Au cours des deux dernières années, les gouvernements en place à travers le monde développé ont été emportés par la même vague : presque aucun parti n’a survécu à la gueule de bois inflationniste du début des années 2020. Et Donald Trump a aidé à garantir que l’administration Biden soit mise en échec par la crise du coût de la vie.

Maintenant que les tensions inflationnistes se sont apaisées, l’ironie veut que Trump hérite du problème de l’inflation – qu’il s’est lui-même créé par une offensive de tarifs douaniers réciproques ayant engendré (au minimum dans les perceptions) de nouvelles flambées de prix. Le résultat est un électorat mécontent et des taux d’approbation médiocres. 

À l’approche des élections de mi-mandat en novembre, le président doit composer avec une économie en forme de K : les détenteurs d’actifs, enrichis par la hausse des marchés, d’un côté ; le reste de la population, laissé pour compte, de l’autre.

Le graphique du mois suggère que les électeurs ressentent déjà cette douleur économique. Il met en regard les actions américaines (par rapport à leur moyenne sur cinq ans) et le moral des consommateurs américains sur un demi-siècle. Mais au lieu de montrer les niveaux bruts, il mesure l’écart de chaque série par rapport à sa moyenne historique, en termes d’écarts-types.

Comme on pouvait s’y attendre, le moral des consommateurs a généralement évolué en phase avec les sommets et les creux du marché boursier. Pourtant, malgré l’envolée du S&P 500 vers des records successifs, le moral des consommateurs s’est effondré depuis la victoire de Trump en 2024. L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan se situe actuellement à plus de 50 % en dessous de son pic de la fin des années 1990 – un autre sommet emblématique des marchés actions.

C’est le graphique de deux Amériques. Le récit public s’écrit de lui-même : l’intelligence artificielle détruit des emplois et fait grimper les coûts de l’électricité, tout en dopant les marchés boursiers. L’accession à la propriété devient hors de portée.

Les élections de mi-mandat pourraient bien définir la présidence Trump. Il doit redresser le moral des consommateurs sans raviver l’inflation – un délicat exercice d’équilibriste.

Chèques de relance, programmes de dépenses publiques, aides au logement, nouveaux droits de douane, démonstrations de force géopolitiques et pressions exercées sur la Réserve fédérale pour qu’elle baisse les taux ont tous été évoqués comme remèdes. Chacun pourrait doper la confiance des électeurs à court terme mais, poussé à l’excès, risquerait de déstabiliser les marchés ou de compromettre la désinflation durement acquise.

Et Trump ne peut pas décréter une baisse des prix. La récente proposition de plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit illustre à quel point ses leviers sont limités. Ironiquement, l’un des rares événements susceptibles de réellement faire baisser les prix serait l’invalidation de ses droits de douane par les tribunaux. On pourrait alors imaginer un président espérant discrètement que sa propre politique phare soit annulée par des juges qu’il aime pourtant vilipender.

L’atmosphère à Washington est aujourd’hui triomphaliste après des succès géopolitiques récents, notamment au Venezuela. Portée par cet élan, l’administration semble prête à des initiatives plus audacieuses. Si les investisseurs ont jusqu’ici salué la générosité des mesures annoncées, l’expérience récente du Royaume-Uni et la réaction aux propositions de la Première ministre japonaise Takaichi montrent à quelle vitesse les marchés peuvent se rebeller lorsque la générosité dépasse la prudence.

Nous pensons que Washington continuera à faire tourner l’économie à plein régime, stimulant la croissance – et peut-être les prix des actifs – encore quelque temps. Mais dans un contexte de croissance déjà solide, des politiques destinées à gagner les élections comportent un risque accru de volatilité inattendue, tant pour les marchés que pour l’inflation.

Ce ne serait pas la première fois que Washington serait à l’origine d’un retour de l’inflation. L’histoire montre que les pressions sur les prix apparaissent souvent par vagues, fréquemment déclenchées par l’impatience politique.

Chez Ruffer, notre objectif est simple : détenir un ensemble d’actifs capables, collectivement, de générer des rendements significatifs, que les marchés se montrent cléments ou non. Environ un tiers du portefeuille est investi en actions mondiales, avec un accent sur les secteurs susceptibles de bénéficier de la baisse des coûts d’emprunt et des mesures de relance pré-électorales. Si 2026 s’éloignait du scénario « Boucle d’or », le portefeuille resterait solidement protégé grâce à une gamme de couvertures contre l’inflation, incluant les métaux précieux, les matières premières, ainsi que nos positions en yen et nos dérivés actions et crédit. Ensemble, ces positions devraient nous permettre de prospérer, que l’année soit marquée par une progression régulière, une surchauffe ou un regain de faiblesse.

Comme le rappelle la philosophie de longue date de Jonathan Ruffer, la véritable résilience ne réside pas dans la capacité à prédire le moment de la prochaine crise, mais dans la préparation à celle-ci.

 

Jasmine Yeo
Manager

Source du graphique : Bloomberg, Université du Michigan, données à janvier 2026

Les opinions exprimées dans cet article ne constituent pas une offre ou une sollicitation pour l’achat ou la vente d’un investissement ou d’un instrument financier, y compris des intérêts dans l’un des fonds de Ruffer. Les informations contenues dans cet article sont basées sur des faits et ne constituent pas une recherche en investissement, un conseil en investissement ou une recommandation personnelle, et ne doivent pas être utilisées comme base pour une décision d’investissement. Les références à des titres spécifiques sont incluses à des fins d’illustration uniquement et ne doivent pas être interprétées comme une recommandation d’achat ou de vente de ces titres. Cet article ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Cet article reflète uniquement les opinions de Ruffer à la date de publication, ces opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer n’assume aucune responsabilité quant aux opinions émises. Pour les investisseurs européens : Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. ©2026 Ruffer S.A. 103 boulevard Haussmann, 75008, Paris Lire la clause de non-responsabilité. Pour les investisseurs hors Europe : Cette communication marketing est émise par Ruffer LLP qui est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni et est enregistré en tant que conseiller en investissement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis. L’enregistrement auprès de la SEC n’implique pas un certain niveau de compétence ou de formation. ©Ruffer LLP 2026, une société enregistrée en Angleterre sous le numéro de partenariat OC305288. 80 Victoria Street, Londres SW1E 5JL. Pour les investisseurs institutionnels américains : les titres sont proposés par l’intermédiaire de Ruffer LLC, membre de la FINRA. Ruffer LLC opère sous le nom de Ruffer North America LLC à New York. Plus d’informations

Investment Review
(en anglais) Janvier 2026 : Jonathan Ruffer revient sur plus de 30 ans d’expérience dans la gestion d’investissements et prévient que l’exubérance spéculative actuelle des marchés finira par se heurter à un mur.
Audio icon
Lire
Barils à petits prix
Janvier 2026 : Les prix du pétrole ont atteint leurs plus bas niveaux depuis plusieurs décennies par rapport à l'or. La faiblesse actuelle pourrait-elle représenter une opportunité à contre-courant convaincante ?
Lire
Le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions
(en anglais) La décision de Winston Churchill en 1925 de revenir à l’étalon-or a entraîné un boom et un effondrement spectaculaires, et on peut même dire que cela a contribué à la Seconde Guerre mondiale. La véritable question que cela soulève pour nous est la suivante : l’argent solide est-il tout simplement incompatible avec une démocratie à suffrage universel ?
Lire
Paris
Ruffer S.A.
103 boulevard Haussmann
75008 Paris
Londres
Ruffer LLP
80 Victoria Street
London SW1E 5JL
New York
Ruffer LLC
300 Park Avenue
New York NY 10022
Édimbourg
Ruffer LLP
31 Charlotte Square
Edinburgh EH2 4ET