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Fabriqué en Chine – l’IA aussi ?

Le secteur technologique chinois pourrait bien offrir une façon plus attrayante de jouer le thème de l’intelligence artificielle

Gemma Cairns-Smith
Investment Specialist

La flambée de l’intelligence artificielle représente-t-elle l’opportunité la plus exceptionnelle de cette génération, ou une bulle prête à éclater ? C’est la question à mille milliards de dollars qui empêche bien des investisseurs de dormir.

D’un côté, les fondamentaux des entreprises technologiques restent solides. Les marges s’élargissent, les revenus progressent et, point crucial, une grande partie du capital alimentant cette révolution provient de liquidités, contrairement à de nombreuses bulles passées nourries par l’endettement.
Mais certains signaux d’alerte sont au rouge : les valorisations de marché sont élevées et concentrées sur un petit nombre d’acteurs, le financement devient de plus en plus circulaire, et les rendements économiques réels de l’IA demeurent incertains. Le sentiment pourrait d’ailleurs commencer à se détériorer, en témoigne la réaction brutale du marché à l’annonce de Meta, qui a choisi de financer une partie de ses récents investissements via la dette plutôt qu’avec des liquidités : une chute de son cours de bourse de plus de 10 %. Pour ces raisons, nous avons volontairement limité notre exposition aux « Magnificent 7 ».

Mais le graphique de ce mois-ci s’intéresse à un autre volet de l’histoire de l’IA : la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Il retrace la performance des actions technologiques chinoises (via l’indice Hang Seng Tech) par rapport au Nasdaq 100. Lorsque la ligne verte baisse, les valeurs technologiques américaines surperforment ; lorsqu’elle monte, ce sont les chinoises qui prennent le dessus.

Fin 2020, une vaste campagne réglementaire a déclenché un violent mouvement de vente des actions chinoises, effaçant des milliers de milliards de dollars de capitalisation alors que Pékin cherchait à limiter la puissance de ses géants du numérique. Le graphique montre la fin de cette phase de déclin, marquée par une sous-performance persistante des valeurs technologiques chinoises face aux actions américaines en 2023.

Depuis le début de 2024, la tendance s’inverse : les valeurs technologiques chinoises se sont redressées, puis ont commencé à surperformer le Nasdaq. Ce retournement a été catalysé par un changement de ton notable du président Xi. Des rencontres très médiatisées avec des dirigeants du secteur, comme Jack Ma (fondateur d’Alibaba), ont marqué un regain de soutien au secteur privé et à son rôle moteur dans l’innovation et la croissance économique.

Mais l’assouplissement réglementaire n’explique pas tout. L’autre moteur étant le thème favori du marché : l’intelligence artificielle. Si le récit dominant présente l’IA comme un bastion américain fondé sur des coûts d’investissement élevés, des talents d’élite et des données exclusives, le fossé n’est peut-être ni aussi large ni aussi profond qu’on le croit. Le paysage concurrentiel évolue rapidement.

La sortie de DeepSeek R-1, en janvier 2025, a sonné tel un avertissement pour les acteurs établis de l’IA. Conçu par une start-up chinoise, ce modèle affiche des performances comparables à celles de ses homologues américains sur certains critères, tout en étant bien moins coûteux à exploiter.

Mais la concurrence chinoise ne se limite pas aux modèles de langage. Alors que les restrictions américaines sur les exportations limitent l’accès de la Chine aux puces les plus avancées de Nvidia, Pékin accélère la construction de sa propre chaîne de valeur de l’IA, développant des semi-conducteurs capables de rivaliser avec ceux du géant américain. Jensen Huang, le PDG de Nvidia, a d’ailleurs prévenu : la Chine ne serait qu’à « quelques nanosecondes » de retard sur les États-Unis en matière de développement de puces.

Nous nous exposons actuellement au thème de l’IA via les géants technologiques chinois, notamment Alibaba, à la pointe de ce nouvel écosystème. Sa filiale spécialisée dans les semi-conducteurs, T-Head, conçoit discrètement ses propres puces destinées aux charges de travail liées à l’IA. Son dernier modèle serait comparable à la puce H20 de Nvidia, conforme aux règles d’exportation américaines.

Baidu, Huawei et d’autres acteurs nationaux développent eux aussi leurs propres puces d’IA. Lorsque DeepSeek a lancé son modèle R-1 en janvier, celui-ci avait été entraîné sur des puces Nvidia. Aujourd’hui, il fonctionne sur les processeurs Ascend de Huawei.

Bien que la stratégie technologique de la Chine n’en soit qu’à ses débuts, sa direction est claire : le pays avance de manière délibérée et coordonnée vers une souveraineté technologique accrue. Si la tendance se poursuit, elle pourrait redessiner le paysage mondial de la tech, offrant aux pays émergents une alternative crédible aux fournisseurs américains. Dans un contexte où Washington utilise droits de douane et restrictions à l’exportation comme armes géopolitiques, l’attrait d’un approvisionnement en technologies clés venu de Chine ne cesse de croître.

De plus, les valorisations – facteur essentiel pour les rendements à long terme – demeurent raisonnables, à l’inverse de celles observées aux États-Unis. Alibaba se négocie autour de sa moyenne des dix dernières années, soit environ 20 fois les bénéfices. L’indice Hang Seng Tech se traite à 12 fois, bien en dessous des 30 fois du Nasdaq.

L’intelligence artificielle est en train de remodeler le monde à une vitesse comparable à celle d’internet il y a trente ans. Mais, comme les investisseurs l’ont appris lors de la bulle internet, les premiers entrants ne sont pas toujours ceux qui survivent le plus longtemps. Nous pensons que les actions technologiques chinoises présentent un profil rendement/risque attractif – une manière de s’exposer à ce qui pourrait bien être la percée technologique majeure du siècle, sans payer le prix fort.

Gemma Cairns-Smith
Investment Specialist

Source du graphique : Bloomberg. Données du 31 décembre 2022 au 31 octobre 2025

Les opinions exprimées dans cet article ne constituent pas une offre ou une sollicitation pour l’achat ou la vente d’un investissement ou d’un instrument financier, y compris des intérêts dans l’un des fonds de Ruffer. Les informations contenues dans cet article sont basées sur des faits et ne constituent pas une recherche en investissement, un conseil en investissement ou une recommandation personnelle, et ne doivent pas être utilisées comme base pour une décision d’investissement. Les références à des titres spécifiques sont incluses à des fins d’illustration uniquement et ne doivent pas être interprétées comme une recommandation d’achat ou de vente de ces titres. Cet article ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Cet article reflète uniquement les opinions de Ruffer à la date de publication, ces opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer n’assume aucune responsabilité quant aux opinions émises. Pour les investisseurs européens : Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. ©2025 Ruffer S.A. 103 boulevard Haussmann, 75008, Paris Lire la clause de non-responsabilité. Pour les investisseurs hors Europe : Cette communication marketing est émise par Ruffer LLP qui est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni et est enregistré en tant que conseiller en investissement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis. L’enregistrement auprès de la SEC n’implique pas un certain niveau de compétence ou de formation. ©Ruffer LLP 2025, une société enregistrée en Angleterre sous le numéro de partenariat OC305288. 80 Victoria Street, Londres SW1E 5JL. Pour les investisseurs institutionnels américains : les titres sont proposés par l’intermédiaire de Ruffer LLC, membre de la FINRA. Ruffer LLC opère sous le nom de Ruffer North America LLC à New York. Plus d’informations

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