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Écarts entre dollars

Le dollar taïwanais, un signal d’alerte pour son homologue américain ?
Graphique montrant le taux de change entre le dollar taïwanais et le dollar américain de décembre 2022 à avril 2025, oscillant entre environ 29 et 34, avec un renforcement récent marqué autour de 30.
Oliver Shale
Investment Specialist, US | Ruffer LLC registered representative

« Sans connaître d’échecs, on ne peut acquérir de connaissances », dit un proverbe taïwanais. Bien que son poids soit négligeable dans le commerce mondial et dans les portefeuilles, nous pensons que les récents mouvements du dollar taïwanais (TWD) offrent des enseignements précieux aux investisseurs du monde entier.

Début mai, l’appréciation du TWD depuis le choc tarifaire a pris une tournure désordonnée, gagnant près de 8 % en deux jours – un mouvement accompagné de tendances similaires dans d’autres devises asiatiques. Comme le montre le graphique de ce mois-ci, cela a marqué une rupture spectaculaire avec la stabilité habituelle de la devise.

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer ce mouvement. Taïwan est une économie fortement exposée – le plus souvent sans couverture – aux actifs américains. Son large secteur des assurances-vie s’est retrouvé du mauvais côté de cette dynamique, dans un contexte d’affaiblissement du dollar. Cette situation a d’importantes implications pour d’autres pays présentant des vulnérabilités similaires – notamment le Japon.

Depuis le début des années 2000, Taïwan affiche un large excédent de sa balance courante, exportant bien plus qu’il n’importe. Au cours de la dernière décennie, cet excédent a régulièrement atteint des niveaux à deux chiffres. Les recettes générées par ce déséquilibre s’accumulent sous forme de réserves de change, qui sont recyclées dans des actifs financiers – principalement américains. Résultat : Taïwan a constitué une importante position nette d’investissement international (PNII), équivalente à environ 39 % de son PIB. Autrement dit, le pays détient beaucoup plus d’actifs à l’étranger que les étrangers ne détiennent d’actifs taïwanais. En résumé, les institutions taïwanaises sont fortement exposées au dollar américain – ce qui fut un formidable atout devient aujourd’hui une source de douleur.

Taïwan n’est pas seul dans ce déséquilibre. À l’ère de « l’exceptionnalisme américain », les investisseurs étrangers se sont rués sur les actifs américains, contribuant à alimenter un cycle vertueux de valorisations en hausse et de demande persistante. Ils ont également bénéficié du « sourire du dollar » : celui-ci s’appréciait en période de forte croissance américaine, et agissait comme valeur refuge lors des récessions. L’actif de portefeuille idéal, en somme.

Au vu de cette dynamique et de la performance exceptionnelle des actifs américains, il n’est pas surprenant que les investisseurs du monde entier soient massivement exposés à ces actifs. Depuis 2019, quelque 10 000 milliards de dollars ont été investis par des non-résidents dans les actions américaines. Le revers : les États-Unis affichent aujourd’hui une position nette d’investissement international négative record, équivalente à 94 % de leur PIB.

Cette année, toutefois, le dollar s’est affaibli. Et même si les actions américaines ont largement effacé les pertes qui ont suivi le Jour de la Libération, les investisseurs non américains qui n’avaient pas couvert leur exposition à la devise peuvent encore subir des pertes significatives. Pire encore, dans un contexte de tensions géopolitiques plus fréquentes, le dollar s’est rarement comporté comme une véritable valeur refuge. Cela remet en cause l’un des piliers des portefeuilles conventionnels : qu’une surpondération non couverte en dollars soit un pari sans risque.

Allons-nous assister à une évolution similaire à celle de la corrélation actions-obligations – autrefois amie fiable de la gestion des risques, avant qu’elle ne devienne positive à mesure que nous entrions dans un régime marqué par un risque inflationniste accru ?

Certaines spécificités ont amplifié le mouvement observé à Taïwan. Mais cela illustre bien que lorsque l’ensemble des acteurs réajuste ses allocations simultanément, les mouvements peuvent devenir extrêmes. Il y a donc un avantage à réagir avant les autres lorsque les vents commencent à tourner. Les tendances structurelles, bien que lentes à se matérialiser, se retournent souvent de manière brutale et volatile.

Quels enseignements les investisseurs peuvent-ils tirer de l’épisode taïwanais ? Principalement, les risques liés au maintien d’un excédent important de dollars aujourd’hui. On retrouve des déséquilibres similaires ailleurs – notamment au Japon et au Royaume-Uni, deux marchés auxquels Ruffer est exposé. Même des ajustements modestes des allocations d’actifs ou des rapatriements de capitaux étrangers peuvent avoir un impact significatif sur les devises locales – et constituer un frein durable à la valorisation des actifs américains.

Chez Ruffer, nous sommes toujours à la recherche des valeurs refuges de demain. Notre portefeuille est exposé aux tendances décrites ci-dessus, notamment à travers une allocation au yen japonais, bien positionné pour profiter du rééquilibrage de ces déséquilibres.

Oliver Shale
Investment Specialist, US | Ruffer LLC registered representative
L’allocation d’actifs traditionnelle a-t-elle fait son temps ?
(en anglais) Nous estimons que l’économie mondiale est entrée dans une nouvelle ère caractérisée par une inflation plus élevée et plus volatile. Pour y faire face, les investisseurs devront diversifier davantage leurs allocations et gérer activement leurs portefeuilles.
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Source : Bloomberg

Les opinions exprimées dans cet article ne constituent pas une offre ou une sollicitation pour l’achat ou la vente d’un investissement ou d’un instrument financier, y compris des intérêts dans l’un des fonds de Ruffer. Les informations contenues dans cet article sont basées sur des faits et ne constituent pas une recherche en investissement, un conseil en investissement ou une recommandation personnelle, et ne doivent pas être utilisées comme base pour une décision d’investissement. Les références à des titres spécifiques sont incluses à des fins d’illustration uniquement et ne doivent pas être interprétées comme une recommandation d’achat ou de vente de ces titres. Cet article ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Cet article reflète uniquement les opinions de Ruffer à la date de publication, ces opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer n’assume aucune responsabilité quant aux opinions émises. Pour les investisseurs européens : Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. © 2025 Ruffer S.A. 103 boulevard Haussmann, 75008, Paris Lire la clause de non-responsabilité. Pour les investisseurs hors Europe : Cette communication marketing est émise par Ruffer LLP qui est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni et est enregistré en tant que conseiller en investissement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis. L’enregistrement auprès de la SEC n’implique pas un certain niveau de compétence ou de formation. ©Ruffer LLP 2025, une société enregistrée en Angleterre sous le numéro de partenariat OC305288. 80 Victoria Street, Londres SW1E 5JL. Pour les investisseurs institutionnels américains : les titres sont proposés par l’intermédiaire de Ruffer LLC, membre de la FINRA. Ruffer LLC opère sous le nom de Ruffer North America LLC à New York. Plus d’informations

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